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REGISTRES DU BUREAU
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"Ce que dessus en avons escript et l'avons dict à mond. sr l'Admirai qui l'a fort bien prins. Nous ne avons pareillement adverty le sr de Marivaulx, qui a bien congneu et entendu qu'il failloit que les choses feussent aussi expediées par lettres patentes; et de faict, il nous a dict qu'il en escriproit à mond. sr l'Admirai affin de faire commander par le Roy les provisions et expeditions telles qu'elles seroient requises et necessaires.
Monseigneur,
"Nous serons merveilleusement contens el satisfaitz, s'il vous plaist entendre de nous que nous n'avons jamais pensé touchant Ie faict de lad. fortification faire sinon ce que led. sr Admirai trouveroit bon et raisonnable; mais nous avons remonstré à ceulx qui sont par deçà qu'il failloit qu'ilz nous baillassent par escript tout ce qu'il seroit à faire par ordonnance dud. sr Admirai, dont nous n'avons jamais peu finer que le xxixe jour de Juillet dernier passé'3'.
"Nous serions bien fort marris que mond. sr Admirai eust autre opinion de nous que celle qu'il doibt avoir; car il congnoistra par effect que nous ne tendons sinon à la seureté pour l'advenir, età ce que aucune chose ne nous puisse estre imputée. Si quelques ungs luy veullent ou ont voullu faire entendre le contraire; ilz ont faict merveilleusement grand tort aud. Sr et à nous; aussy nous ne voullons faillir à vous escripre que l'on crye merveilleusement de la taxe de xnc livres aud. sr de Marivaulx et des autres aussy'4', et que les deniers sont si mal aisez à recouvrer que nous debvons avecq toutes noz peines xix0 tant de livres pour la sepmaine passée, et deb-veros encores pour la sepmaine qui escherra samedi prochain. -Tant de choses viennent ensemble que nous ne sçavons par où en prandre ni par quel bout y commencer, et ne demandons autre chose sinon de satisfaire et contenter ung chascun, s'il nous est possible, chose qui nous est fort mal aisée.
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lettre que nous vous avons escripte'1), a trouvé que le lout estoit conforme ad. ce que nous avons par cy devant escript, et ad ce à quoy avoit esté respondu par mond. sr.'l'Admirai, ce que led. sr Roy avoit et a liés bien entendu.
Monseigneur,
r.Pour vous faire entendre les choses fidellement comme elles sont advenues el à quelle fin et intention les choses ont esle faictes, ce que nous avons escript par nostre lettre n'a pas esté pour dire que nous eussions à {aire au Roy des remonstrances autres que celles qui avoient esté ja faictes et dressées par escript et dont il a pleu au Roy nous envoyer la coppie. De ces remonstrances nous en avons autant par devers nous, pareillement la responce que mond. sr l'Admirai nous a faicte. Le tout est bien enregistré comme toutes autres choses que nous escripvons et ce qu'il nous est escript, signamment en ce qui touche le faict de la fortillication. Le lout a esté veu et leu en plain Conseil de Ville assemblé pour cest effect, ce nonobstant ct quelques remonstrances qui ayent esté faictes, mesmes par celluy qui avoit esté envoyé par de là, nommé Robert Des Prez'2', il fut conclud et advisé que nous, Prevost avecq quelque coinpagnye de la Ville, yrions devers le Roy faire des remonstrances qui debvoient estre faictes, estima ns plusieurs de la Coinpagnye que le Roy ne les eust jamais ny veues ny entendues; neantmoings qu'elles eussent esté veues et entendues, il failloit que l'ordonnance en feust en lettres patentes dud. Sr addresséez aux Courtz souveraines et vérifiées en icelles; et que si sur l'ordonnance et seulle rescription de mond. sr l'Admirai nous décernions quelque mandement ou acquict, quant ce viendroit à compter en la Chambre des Comptes, bien passeroit et seroit allouée la partye au comptable qui est nostre Recepveur, lequel compte par noz mandemens et acquitz, mais il y auroit ung recuperetur super signantes.
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d) A la dale du 8 août: ci-dessus art. CCCLV.
(s) Conclusions de l'Assemblée de Ville du i4 juillet : ci-dessus art. CCCXVII1; pour plus de détail à ce sujet, voir ci-dessus à l'article CCCXXII1 la lettre clans laquelle Robert Dos Prez rend compte de sa mission.
P) Voir à cette date, le passage correspondant des Lettres du Bureau : ci-dessus art. CCCXLIV.
C') Pour l'éclaircissement de ce passage, voir art. ci-dessus CCCLV, page 196, col. 2. Du reste, le Bureau avait toujours fait ses réserves sur co point, notamment dans l'Assemblée du 4 juillet, dont le procès-verbal dit expressément que remontrances trés humbles seront faictes au Roy à ce que ledit sieur de Marieaux ne soit commis pour avoir la charge telle qu'elle est portée par lesd, lettres (du 2 juillet : art. CCC1V), et quc led. sieur de Marivaux ne pourroit avoir lad. charge qu'il n'eust quelque estat honneste qui viendroit à la diminution des deniers de la fortification. . . (Art. CCCVI). C'est sans doute à cet (testat honneste» que fait allusion le Bureau, protestant par avance contre les taxes ot indemnités qui paraissent avoir été allouées au sieur de Marivaux, à l'ingénieur Baptiste et à son commis Thomas.
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